Peu de rôles du répertoire verdien sont aussi impitoyables qu’Abigaille. Écrit pour une voix qui doit plonger dans de sombres notes de poitrine avant de flamboyer au-dessus de l’orchestre, le rôle de l’ambitieuse « fille » de Nabucco a eu raison de plus d’une soprano. C’est précisément dans ce rôle que Nadège Meden a retenu l’attention de la presse spécialisée.
« C’est aussi l’occasion de découvrir Nadège Meden, grande lyrique pleine de potentiel – et d’aplomb, en Abigaille à l’aigu percutant. »
Clément Demeure, Forum Opéra
Un rôle au cœur de son répertoire
Pour Nadège Meden, Abigaille est plus qu’un défi vocal : c’est le portrait dramatique du pouvoir, de l’orgueil blessé et, dans la scène finale, de la rédemption. Son approche repose sur ce qui est devenu la signature de son travail – la recherche d’une continuité dramatique, de la couleur vocale et de la tension expressive, tenues sur toute la trajectoire du personnage plutôt qu’enchaînées comme une suite de morceaux de bravoure.
Le rôle s’inscrit naturellement aux côtés des autres grandes héroïnes verdiennes qu’elle chante ou étudie – Aida, Leonora dans Il trovatore, Amelia dans Un ballo in maschera, Elisabeth de Valois dans Don Carlo – et reflète la formation qu’elle a poursuivie en Italie, où elle a atteint la finale de la sélection de l’Accademia Voci Verdiane au Teatro Regio di Parma.
La production
[À COMPLÉTER : lieu, date, chef, metteur en scène et distribution de la production de Nabucco – à demander à Nadège.]
Écouter Nadège Meden chanter « Ben io t’invenni… Anch’io dischiuso un giorno » →